Le CPE
enterré, quelles sont les possibilités d'une extension de la mobilisation ?
Les principaux syndicats de salariés ont rapidement retiré leurs troupes ( 1 I 2) malgré le seul retrait du CPE et aucune avancée sur les autres revendications dont celles concernant le CNE, les autres dispositions de la loi sur l'Égalité des chances. À ce petit jeu, notre victoire n'est-elle pas la leur ?
Certains proposent, en un véritable pied de nez au patronat, de jouer notre rôle de vainqueurs pouvant enfin se reposer. Le gouvernement tente de nous endormir ? Allons-y de bon coeur ! Premier rendez-vous pour une sieste nationale samedi 22 avril à 15 h !
Le mouvement étudiant appellent à poursuivre : Coordination nationale lycéenne, étudiante et salariée de Lyon. À Toulouse, l'Université du Mirail poursuit la lutte, à Renne, le blocage est revoté.
Ce n'est qu'un début ? Ou plutôt la poursuite d'un mouvement plus large ? Un rappel plus qu'un appel à la résistance ? Avec la nécessité de capitaliser les expériences passées et celles vécues durant ces deux mois de luttes pour développer une dynamique anti-libérale, construire de réelles alternatives. Nécessité également de donner une véritable crédibilité à ce mouvement.
D'ailleurs, ça continue : les zapatistes poursuivent leur Autre Campagne, les précaires d'Europe prépare le Mayday à Paris, des forums sociaux ont lieu, à côté de chez vous, à Athènes, etc...
À suivre alors !
Photo par citron_bleu
C'est une manifestation aussi massive que le 28 mars dernier qui
s'est étirée du Vieux-Port au Rond-Point du Prado. Les sans-papiers et
leurs soutiens occupant l'ex-OMI étaient du cortège tout comme de
toujours plus nombreux lycéens et étudiants.
Une assemblée générale a rassemblé lycéens, étudiants, salariés,
chômeurs, précaires à la fac St-Charles. Pour les participants, une
seule solution : la grêve générale reconductible. Des actions de
sensibilisation (défilés, tractages) sont prévues dès mercredi matin.
Les revendications se font plus larges que le seul retrait du
CPE : face à l'incurie du gouvernement et de M. Chirac, nos envies
se libèrent, tout est possible !
Photos I Vidéo
Les articles : 1 I 2
Des grèves en Grande-Bretagne contre la réforme des retraites des fonctionnaires, des mouvements sociaux en Allemagne contre l'augmentation du temps de travail ou la baisse du pouvoir d'achat. Le printemps débute en beauté dans toute l'Europe.
Deux à trois millions de personnes dans les rues aujourd'hui en France contre le CPE et la loi sur l'égalité des chances ! 200 à 250 000 à Marseille !
La tête du cortège était arrivée à Perier depuis une demie-heure que la fin n'était toujours pas partie du Vieux-Port. Quelque soit la querelle des chiffres, la Police aura bien du mal à rendre sa version crédible (28 000 manifestants selon elle) tant la manifestation fut manifestement énorme !
Les transports paralysé, de nombreuses écoles fermées, de nombreuses grèves dans le secteur privé... Et le soleil de la partie ! Nous attendons vos photos, vidéos, sons de ce mardi 28 mars mémorable !
Photo par Cudmore sous CC (
http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/)
La manifestation de jeudi 23 mars démontre que la mobilisation ne baisse pas à Marseille et dans le département : plusieurs dizaines de milliers de lycéens, étudiants, syndicalistes et autres ont défilé dans les rues du centre-ville de Marseille. Au niveau de la gare Saint-Charles, sur le parcours autorisé de la manifestation, un cordon de CRS et des groupes de policiers en civil ont chargé la manifestation.
Le mouvement s'installe dans la durée, laisse plus de temps à la réflexion collective pour définir ce que pourrait être l'après-CPE, pour faire le lien entre le mouvement de novembre dans les quartiers populaires et ce que nous vivons aujourd'hui. "La rue avec les étudiants : tous ensemble contre le CPE", clame un communiqué du collectif La Rage du peuple :
"Les citoyens français vont-ils oublier? Les médias dominant sont-ils assez puissant pour nous hypnotiser?
En tout cas, le mouvement ne s'essoufle pas, et à force de ne pas vouloir lacher prise sur le CPE, les mobilisés ne pensent plus au retrait d'une loi voté en force, mais à la démission du gouvernement, et à la mise à plat de la cinquième république. L'Etat d'Urgence instauré en Novembre 2005 a constitué le point culminant d'une grave crise sociale, économique et politique."
Un Appel à diffuser largement propose la création de lieux "de convergence où tou-te-s les grévistes, du public comme du privé, les précaires, les activistes et les autres pourraient se rencontrer, partager leurs expériences, leurs souffrances, leurs espoirs et repartir avec l’envie de continuer, de pousser plus loin le combat que nous avons commencé."
Prenons donc le temps de dialoguer, d'écouter, de proposer, par en bas, sans attendre des solutions toute faites venues d'en haut ! Indymedia se veut être un de ces multiples lieux où prendre la parole, créer des liens, des affinités, pour ne pas perdre notre dignité d'hommes et de femmes libres.
Photo publiée
par hanna P.